jeudi 25 décembre 2008

Causerie du 12.09.2007

Un exposé sur la VIE

J’ai été amenée à écrire une trilogie intitulée « Evolution et Equilibre » et durant cette réunion je vais tenter d’en résumer le principal. Dans ces livres est expliqué l’essentiel de ce qu’il est utile de connaître aujourd’hui sur la Vie : la vie humaine et la Vie spirituelle.

C’est grâce à des dons de clairaudience et de clairvoyance que j’ai pu faire ce travail d’écriture qui a commencé en 1994. Mais ces dons remontent à mon plus jeune âge, après le décès de mon père en 1945, à la fin de la guerre. Et c’est lui, qui, en ce manifestant à moi par télépathie, m’a préparée à cette tâche.

Il était souvent question d’équilibre, « ni trop » « ni pas assez » étaient des expressions qui revenaient sans cesse pour que j’en sois imprégnée. Par la suite, il a été question d’évolution, d’où le titre des ouvrages « Evolution et Equilibre ».

Déjà dans mon enfance, à plusieurs reprises, il m’avait dit qu’un jour j’aurais un travail particulier à faire, mais sans préciser lequel. C’est en 1994 qu’il m’a appris qu’un enseignement allait m’être donné et qu’il serait infusé depuis un niveau important du monde spirituel.

Je passe ici rapidement sur la provenance de cet enseignement, mais dans la préface de chaque tome je retrace ce parcours plus en détail.

Je parle notamment de l’aide précieuse que la providence a placée sur ma route 12 ans avant de commencer à écrire. Il s’agit d’un homme intègre et discret aux dons extrasensoriels exceptionnels, que durant les 10 premières années je n’ai connu que comme guérisseur.

En 1969 il est survenu dans sa vie un événement très particulier. En portant secours à des enfants, il fut victime d’un très grave accident de la route qui provoqua un décès immédiat, reconnu par le corps médical. Vingt sept heures plus tard, il reprit connaissance sans aucune séquelle ni trace physique de cet accident.

Ce qu’il a vécu durant toutes ces heures et son contact avec un monde supérieur de Lumière ont grandement amplifié ses dons et élargi sa vision de la Vie.

Si je le mentionne aujourd’hui, c’est parce que sans cette rencontre providentielle, qui n’était pas fortuite, il m’aurait été difficile, peut-être même impossible, de mener à bien cette tâche.

Avant d’avoir écrit ces livres je n’avais jamais rien lu qui puisse être qualifié d’enseignement ésotérique et n’ai jamais non plus adhéré à un mouvement religieux ou autre. Mon seul savoir dans ce domaine se limitait au catéchisme de mon enfance. Cela m’a permis de ne pas subir d’influences extérieures.

En ce qui concerne ces écrits, il ne s’agit pas de préceptes dictés qu’il me suffirait de retranscrire, mais de vraies leçons constructives qui m’ont été données graduellement pendant plus de dix ans et que je dois assimiler du mieux possible avant de les communiquer.

Quand ce travail a été bien avancé, j’ai eu entre les mains, sans les chercher, des ouvrages traitant des mêmes sujets et qui confirmaient mes écrits. J’en ai été surprise sur le moment et aussi rassurée. Cela m’a permis de constater que par rapport à ce qui a été enseigné de longue date par des ésotéristes reconnus, rien de ce que l’on peut trouver dans mes livres n’est réellement nouveau sur le fond.

Toutefois, ce qu’il est important de dire ici c’est que cette connaissance de base, qui est universelle, est donnée pour l’époque que nous vivons actuellement. C’est un fragment d’un Enseignement bien plus vaste, donc complémentaire à d’autres.

Son but principal est de soulever des « voiles » anciens qui encombrent la conscience et empêchent les gens de s’ouvrir à de plus hautes vérités.

Cet enseignement se situe entre Amour et Connaissance et la Joie y est présentée comme un ferment qui élève la vie à sa vraie dimension. Tout y est donné pour que la souffrance ne soit plus considérée comme un maître qui nous apprend la vie par la manière forte.

Notre conscience ayant évolué, on peut maintenant progresser sans expériences douloureuses. La Sagesse et l’Amour peuvent avantageusement les remplacer. Pour s’en rapprocher, une connaissance approfondie de la Vie et de bons et justes sentiments en sont les facteurs essentiels.

On devrait faire de la compréhension de l’Existence et de l’Amour, les deux guides de notre vie. Beaucoup de personnes pensent qu’elles ne peuvent que subir ce qui survient dans leur vie, or, nous sommes bien davantage maîtres de notre destin qu’on ne le pense.


Les deux premiers livres ont été publiés en 1998 et 99. Ils ont été réédités en 2005 et 2007 sous une forme plus complète s’inscrivant dans le concept d’une trilogie. Le tome III qui clôt cet enseignement n’a pas encore été édité.


Venons-en maintenant à l’enseignement lui-même.


Etant pris dans le tourbillon de la vie matérielle, beaucoup d’entre nous passent à coté des véritables richesses que l’on devrait retirer de notre séjour sur Terre.

Bien sûr, la grande majorité des gens cherche à donner un sens à leur vie et ce besoin est même souvent ressenti comme une priorité. Toutefois on ne peut réellement y parvenir que si l’on a trouvé des réponses justes qui nous satisfont sur le Sens même de la Vie.

On peut alors prendre appui sur une connaissance que l’on ressent vraie et solide et qui par la même occasion protégera notre équilibre intérieur. Sans cet équilibre intérieur, la voie spirituelle ouvre la porte à toutes sortes de dérives et de divagations. Ce danger est aussi bien présent lorsqu’on se laisse dominer par une foi aveugle.

Quand l’imaginaire prend le dessus il est très difficile de le freiner et plus encore de l’arrêter dans son élan. Beaucoup de gens sont fiers des œuvres de leur imaginaire (dans le milieu artistique, scientifique, l’éducation…), et pourtant celui-ci débouche souvent sur des aberrations pour l’avoir confondu avec l’imagination qui, elle, est une faculté s’accordant avec la loi d’harmonie.

Tant que l’idée que l’on se fait sur son Origine première, sur sa raison d’être sur Terre, sur l’après vie, n’est pas claire, on continuera à se perdre dans une matérialité et une spiritualité stériles.

De même, tant que les Lois universelles qui régissent l’existence ne seront pas prises en considération et tant que l’on ne prendra en compte que la seule nature humaine chez une personne, reléguant ainsi sa nature spirituelle au second rang, rien de vraiment bon et durable ne viendra valoriser notre existence.

L’enseignement contenu dans cette trilogie permet de progresser dans cette connaissance degré après degré. Il est donné dans un objectif de paix, mais pour pouvoir intégrer cette haute valeur en soi et autour de soi, il faut auparavant avoir l’esprit libéré d’idées préconçues.

Il y a une question que beaucoup d’entre nous se posent : pourquoi sur cette Terre tant d’agressivité, de cruauté, de souffrances, de maladies viennent-elles ternir l’existence et cela, d’aussi loin que portent nos connaissances ?

Les religions parlent de l’Amour infini du Créateur pour sa Création et, d’autre part, des religieux expliquent que les épreuves douloureuses par lesquelles passe l’humanité, sont, pour Dieu, autant de moyens d’éprouver ses créatures, pour les amener à progresser. D’un côté la plus parfaite bonté, de l’autre la plus totale austérité. Une telle incohérence ne peut manquer d’engendrer la confusion dans les esprits si ce sujet n’est pas éclairci.

Il est par conséquent important de se faire une plus juste idée de ce que l’on nomme Dieu et aussi de chercher à percevoir, dans l’immensité du parcours de la Vie, les divers Plans d’existence du grand Univers, depuis le plus subtil jusqu’au plus dense (ou de l’invisible au visible).

En s’ouvrant avec lucidité à de hautes réalités, on vivifie sa conscience et l’on acquiert l’indispensable souplesse d’esprit qui nous conduit vers le haut. Il ne faut surtout pas la confondre avec de la mollesse d’esprit.

On peut se représenter ces Plans en prenant pour exemple une pyramide inversée que l’on divise en trois (en haut, le Plan Divin – puis, le Plan Spirituel – et enfin, le Plan Matériel).

La plus grande partie est réservée au Plan Divin, d’où procède la VIE. Il est incommensurable et comporte de nombreuses divisions et subdivisions.

Vient ensuite le Plan spirituel, immense mais moins important, d’où l’humanité tient ses Origines. Il se divise en plusieurs mondes subtils que l’être humain a descendus avant de venir faire ses expériences sur Terre. Et si l’homme a perdu le souvenir et le contact avec ses Origines spirituelles, c’est à cette descente dans la matière qu’il le doit.

Il s’agit, en fait, plus d’une chute que d’une descente, puisqu’elle a entraîné dans un premier temps l’humanité dans une involution (ce qui correspond à une régression), alors que le but de la Vie est l’Evolution, qui doit se réaliser dans un équilibre savamment dosé. Il nous faut donc à présent entreprendre une remontée, évolutive cette fois.

On se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins entre la période involutive et celle évolutive. En réalité l’humanité a atteint le point le plus bas dans la matière il y a 2000 ans et se serait perdue dans ses bas-fonds si elle n’avait pas reçu, à cette époque, l’impulsion christique dont le but était de purifier et vivifier sa conscience.

Depuis ce temps là, tous ceux qui en font l’effort peuvent entreprendre un retour vers des régions plus pures. Et ces régions plus pures, c’est sur Terre qu’il faut commencer à les construire, et non aller les rechercher tout « en haut », car tout se mérite.

Ce qui attend l’homme sur les plans subtils, ce n’est pas une résidence édénique encore imméritée, mais un au-delà à sa mesure. Aussi, après avoir convoité ce paradis, serait-il plus sage de tourner enfin un regard attentif vers la Terre !

En supposant que la tâche qui échoit à l’homme consiste à forer notre monde de part en part, que découvrirait-t-on de l’autre côté de ce tunnel ? Le ciel, mais cette fois un Ciel grandement mérité par ce travail bien accompli.

Il nous faut donc commencer par développer un nouvel état d’esprit propre à grandir notre conscience. Il convient d’être tout à la fois très lucide et souple d’esprit dans la bonne mesure, afin de devenir intuitif et ainsi ressentir où se situe la vérité dans ce qui s’offre à nous.

Malheureusement, une bonne partie de l’humanité, même parmi les croyants, continue toujours de descendre en s’enlisant dans la matérialité, alors qu’il est impératif pour la sauvegarde de l’homme d’entreprendre un retour conscient vers ses Origines. Et il ne peut y avoir de véritable retour, tout d’abord en soi car c’est par là qu’il faut commencer, que si la conscience est apaisée, clarifiée et éclairée de vérités.

C’est aujourd’hui possible, car grâce à la loi d’évolution les facultés spirituelles de ceux qui s’ouvrent plus profondément à la Vie ne cessent de se développer. A chacun cependant d’apprendre à en user profitablement. Pour qu’un ballon s’élève haut il doit être léger, s’il est trop lourd il reste rivé au sol, il n’en va pas autrement pour la conscience.

De cette chute, qui est un contretemps dans l’évolution, il en est tout d’abord résulté un obscurcissement de la conscience.

Pour se faire une idée de l’événement, prenons un exemple : quand l’enfant vient au monde, c’est en principe la tête qui se présente en premier. Comparé à cela, la naissance de l’humanité se présente comme une descente dans la matière s’effectuant par les pieds au lieu de la tête. Il faut entendre par là, que c’est l’Esprit qui aurait dû tenir le premier rôle et non l’intellect propre à la nature humaine.

Par la suite eut lieu la séparation des sexes (l’entité humaine étant alors androgyne), puis la formation du cerveau et l’acquisition de la personnalité. En même temps apparurent la souffrance et la mort physique, avec la nécessité de se réincarner pour se parfaire au niveau de l’âme, tout comme l’élève qui doit étudier de classe en classe avant d’obtenir ses diplômes.

On ne peut vraiment comprendre les différences de situations matérielles entre les uns et les autres (misère, violence pour les uns, richesse, douceur de vivre pour les autres), que si l’on accorde foi aux lois jumelles de cause à effet et de réincarnation. Il faut toutefois les aborder avec beaucoup de discernement tant elles sont complexes et subtiles dans leur déroulement.

Affirmer par exemple, que le malheur qui s’abat sur une personne est dû à son karma, c’est-à-dire à un juste retour d’une mauvaise action du passé, serait fort réducteur, bien que ce soit souvent directement ou indirectement le cas. Il faut aussi penser à ceux qui se donnent sans compter pour leur prochain et qui sont parfois victimes de leur bonté.

Il ne faut pas s’imaginer que derrière chaque situation difficile à vivre, se cache obligatoirement quelques fautes anciennes. Ce peut être aussi le moyen qui va nous aider à nous débarrasser de nos défauts et même de parfaire nos qualités.

Et puis, il ne faut pas seulement se demander ce qui a pu être fait en mal pour déclencher des situations d’infortune, mais aussi rechercher ce qui n’a pas été fait en bien et qui aurait pu empêcher tant de maux et de drames !

Tout ce que nous n’apprenons pas par la sagesse, la souffrance nous l’enseigne.

Ce qu’il est très important de prendre en compte dans la loi de cause à effet, c’est qu’une prise de conscience positive, qui favorise de bonnes et justes actions, nous permet de porter remède aux fautes anciennes par un travail altruiste, sans avoir à passer par des situations douloureuses. La compréhension du déroulement de la Vie et une efficace bonne volonté peuvent donc être un début de solution à tous nos maux.

Pour revenir à la réincarnation, disons que jusqu’en 553 elle était reconnue par la religion chrétienne. Il y est fait allusion à plusieurs reprises dans les Evangiles. Elle a été supprimée lors du concile qui se tint à Constantinople à cette date, plus pour des raisons politiques que spirituelles.

Depuis cette époque, la réincarnation est pour bien des chrétiens la pièce manquante qui empêche la bonne compréhension de la Vie et incite à la taxer de toutes sortes d’injustices.

Elle était la clé qui clarifiait toutes ces énigmes, et pour l’avoir écartée de l’enseignement religieux, beaucoup de personnes ont perdu la foi. En effet, comment croire en un Dieu qui nous accable de malheurs ! Dieu devient ainsi un Dieu injuste qui agit selon sa fantaisie. Voilà où mène le détournement des grandes lois.

Revenons au Plan Spirituel, c’est là que nous retournons après chaque vie terrestre, mais à un niveau bien moins élevé que celui de nos Origines célestes. Notre but est de rejoindre progressivement ce Monde supérieur riches de nos expériences réussies. Aussi viendra le temps où la réincarnation n’aura plus de raison d’être dans notre mode d’évolution.

En attendant, l’âme, ou plus justement l’être spirituel, rejoint à chaque fois après la mort du corps physique un des degrés de ce « lieu de vie céleste », celui qui correspond à ses mérites du moment. C’est toujours une renaissance dans l’au-delà.

Ensuite, tout en bas de la pyramide inversée, se trouve le Plan Matériel, bien plus modeste, celui de l’univers physique et de la Terre. Et en dessous, c’est-à-dire en deçà de la pointe de la pyramide, règne le monde des ténèbres où viennent stagner toutes les entités déchues qui se sont écartées, voire coupées, de la Source de Vie.

Celles-ci, ne pouvant plus accéder à la pure Energie, qui permet de vivre et d’évoluer sainement, doivent, pour survivre, recourir à l’énergie d’une source altérée, notamment celle qui se constitue à travers la négativité engendrée par notre monde. Aussi ces entités usent-elles de ruses pour nous amener à faire le mal, surtout les plus vulnérables d’entre nous.

Sur Terre, ce dont peu de gens ont conscience, c’est que plus on se laisse attirer par une matérialité improductive, cristallisante, destructrice pour la conscience, plus on se rapproche dangereusement de ces bas-fonds. Pour s’en écarter et aller vers plus de clarté, il faut rechercher ce qui est bien, beau et surtout vrai.

Ce sont des réalités qu’il est indispensable de connaître, non seulement pour se prémunir d’un danger, mais aussi, afin de s’en éloigner consciemment en construisant une vie plus saine et plus belle. Quand le Bien prend le dessus, le mal disparaît car il ne trouve plus de mauvaises choses pour s’alimenter.

Venons en maintenant à ce qui est le plus important, la Source première de la Vie, que beaucoup désignent par Dieu (ou un terme équivalent). Il s’agit d’une incommensurable Energie créatrice.

On peut dire d’elle, qu’elle est l’Essence Première et aussi le Noyau qui porte en lui la Vie. Et comme un noyau qui devient un arbre, qui lui-même va perpétuer l’espèce en donnant vie à toute une forêt, de L’Energie créatrice procèdent tous les niveaux de la Création, invisibles et visibles et tous les êtres qui y résident.

Parmi les plus sublimes Esprits du Plan spirituel, certains tiendront un rôle de Créateur et seront aussi appelés « Dieu » ou « Créateur ». Mais aux yeux des humains d’antan, qui pour la plupart étaient encore clairvoyants de nature, d’autres Esprits dont ils percevaient la présence, tiendront aussi une place importante dans leur existence et deviendront, pour un temps, des dieux à leur mesure.

Il peut s’agir des Guides des Eléments et de la Nature (dieux de l’antiquité, de certaines religions comme l’indouisme…), ou encore des petits esprits de la Nature qui œuvrent au niveau des éléments (la terre, l’eau, l’air, le feu). Parmi ces petits êtres certains participent à la croissance des plantes, d’autres s’occupent des minéraux... Comme les hommes, ils sont capables de très bonnes choses et aussi parfois, étant victimes de nos agissements, de moins bonnes.

Ensuite, il faut aussi citer les entités inférieures auxquelles font appel des hommes plus primitifs. C’est à ce niveau que se pratiquent des sacrifices inhumains, dans le but d’attirer les faveurs des « dieux », ou d’apaiser leur colère.

De toute la souffrance qui ressort de ces cruautés se dégage une énergie négative qui profite à ces entités, ce dont peu de ces personnes ont conscience.

En dehors de tout cela, ce qu’il est important de prendre en compte c’est qu’entre Dieu Source de l’Existence et les sublimes Esprits « les Dieux », la différence est énorme : le premier génère la Vie, les autres continuent de la donner.

Pour trouver un début de réponse à la question : comment du Dieu d’Amour, on en est arrivé à un Dieu d’austérité, on peut dire que tous les plus grands Esprits qui sont proches de la Source créatrice parfaite font UN avec elle. De ce fait ils agissent et réagissent en harmonie avec elle.

Mais quand la Création atteint des niveaux plus bas, il est nécessaire qu’elle acquière plus d’autonomie et fasse preuve d’imagination pour mener à bien la tâche qui lui est dévolue. Et de cette liberté d’action va naître le risque d’erreurs.

Les élèves sont plus enclins que leurs aînés à commettre des fautes et aussi à se rebeller contre les règlements. Ils en ignorent encore la justesse, ainsi que la gravité des conséquences qu’entraîne le fait de les enfreindre.

Ceci explique l’apparition du Mal à un certain niveau et en divers endroits de la Création. C’est ainsi que l’humanité naissante a récolté ce qui fut ensemencé en d’autres temps par des aînés célestes, n’ayant pas respecté scrupuleusement le Projet divin.

L’austérité a été pour des Guides d’une humanité perturbée dans son évolution, un moyen de freiner la nature humaine dans ses débordements pour la ramener à la raison.

Quant à leur sévérité vis-à-vis de l’homme encore primaire, elle a permis dans un premier temps de « casser la gangue » dans laquelle il était enfermé. Il fallait l’amener à plus de souplesse d’esprit pour faire ressurgir son potentiel spirituel enfoui au tréfonds de son être.

Ces moyens ont donc eu leur raison d’être à leur époque, mais maintenant ce ne devrait plus être la sévérité qui contribue à éveiller la nature humaine, mais l’Amour qui, lui, assouplit, réveille, réchauffe tout ce qui lui est réceptif, même quand on doit en user avec fermeté.

Il s’agit là de la loi de réciprocité. Tant que l’homme n’était pas capable de progresser autrement qu’en recevant de rudes leçons, la sévérité faisait partie de son éducation. Aujourd’hui tous ceux qui sont réceptifs à l’Amour ont la possibilité d’évoluer à travers lui.

Si l’humanité récolte ce qui a été ensemencé en d’autres temps, aujourd’hui c’est chacun d’entre-nous qui sème pour les temps futurs. Il est donc urgent de le faire de la meilleure façon en recherchant une connaissance clarifiée pour s’y référer.

La raison d’être de l’homme sur Terre est double : travailler à sa propre évolution et faire bénéficier la création de ses acquis. Il faut continuer cette tâche universelle, mais sur de nouvelles bases.

Aujourd’hui, notre conscience ayant évolué, ce n’est plus en s’en remettant à un savoir religieux limité, ou à l’enseignement austère de la plupart des maîtres du passé, que doit s’accomplir cette avancée, mais en ayant recours à un enseignement épuré allant à l’Essentiel et basé sur une logique plus intuitive que réfléchie.

Cette nouvelle manière d’aborder la Connaissance convient notamment à ceux qui ont su s’ouvrir à d’autres réalités.

Les Lois universelles ne doivent plus être perçues comme des contraintes imposées à l’homme, mais comme un judicieux « mode d’emploi » mis à la disposition de la Création, pour lui permettre de vivre et d’évoluer sereinement.

A l’origine, il n’y a donc qu’une seule Energie, que l’on peut concevoir comme la Source créatrice parfaite (c’est l’Esprit dans son infinitude). La Source originelle étant parfaite et son but étant créateur, elle ne peut exprimer que le Bien.

Ce qui est désigné par le Bien, correspond à ce qui s’inscrit dans une continuité propice à l’Evolution, et le Mal, ce qui va à l’encontre de l’Evolution et provoque la destruction.

C’est au moment où l’Energie pure à été détournée de son but créateur, que le Mal est apparu dans la Création. Il n’existe donc qu’au travers du Bien et n’a pas d’existence propre et sa seule force est celle qu’on lui procure. A sa base le mal est du bien altéré. S’il est vrai que l’on peut trouver quelque soutien auprès de cette énergie nocive, ce n’est jamais sans contrepartie douloureuse. C’est sa condition pour subsister.

A l’opposé, le Bien suprême guérit et supprime tous les maux sans créer de dommages. La Source du Bien ne donne pas d’une main pour reprendre de l’autre, elle met à disposition tout ce dont la Création a besoin pour prospérer dans la sagesse et la joie.

Ce qui est bien, bon et vrai est fait pour grandir, alors que ce qui va à l’encontre de l’évolution, et qui de fait est mauvais, finit tôt ou tard par se détruire de lui-même, mais pas sans dégâts. Pour que le Mal s’éloigne, puis disparaisse sans laisser de traces, un seul moyen, rechercher ce qui est Bien, donc profitable à tous, et s’y tenir.

Quand l’Ordre divin n’est pas respecté, l’Energie Originelle pure est contrariée dans sa fonction créatrice. C’est alors que des impulsions naturelles, qui ont donné lieu aux Lois de la Vie, lui font réintégrer la Voie juste, ce qui se traduit par des événements déstabilisants, voire douloureux pour les êtres vivants.

Connaître ces Lois essentielles et les grandes Réalités de l’Existence, permet de vivre en harmonie avec la Source créatrice et d’en récolter les bienfaits. A l’inverse, la méconnaissance de ces lois, ce qui nous amène à ne pas les respecter, se solde par tous les malheurs que subissent la création ici bas et les âmes des niveaux inférieurs de l’au-delà terrestre (les premiers degrés de l’astral), ces deux mondes étant dépendants l’un de l’autre.

En ce qui concerne l’Homme, il est tout aussi important de le percevoir dans toute sa réalité, car ce n’est qu’ainsi que l’on saura qui l’on est vraiment et de quoi l’on est réellement capable. Nous sommes une entité complexe qui se perfectionne sans cesse.

Nous avons un corps, une âme et un esprit, mais en plus nous développons aussi des corps subtils et des centres d’énergie. Chacun de nous possède en soi un potentiel créateur dont on ne mesure généralement pas la force, et cela en bien comme en mal.

L’homme a deux natures. La première est spirituelle et donc guidée par son esprit. Par esprit, il faut se représenter l’Essence qui est à l’origine d’un être. C’est une étincelle de l’Esprit originel. La deuxième, celle qui est mieux connue et reconnue par les matérialistes comme primordiale, c’est la nature humaine.

Le cerveau, l’intellect, la personnalité sont des moyens qui ont été mis au service de l’esprit de l’homme pour que nous progressions dans le monde de la matière.

Seulement ils ont pris une importance telle que beaucoup d’entre nous en viennent à oublier, voire à désavouer leur esprit à qui pourtant ils doivent la vie et leur développement, tant au niveau spirituel que matériel.

En négligeant l’esprit et en sollicitant toujours plus l’intellect, le cerveau se développe au profit de la seule nature humaine. C’est ainsi que beaucoup de personnes au lieu de renouer avec leur esprit, ce qui maintenant doit être une priorité, se coupent de leur Source de Vie.

Elles finiront par se transformer en un être robotisé doté d’un puissant et froid intellect. Il en résulte déjà un matérialisme grandissant, une science intellectualiste sans mesure et sans conscience, l’athéisme... A la longue les valeurs finissent par s’inverser, le mal est alors considéré comme étant le bien.

Sans en avoir conscience, en baissant son niveau évolutif et selon la loi de réciprocité, l’humanité ouvre une porte à des âmes ne correspondant pas à notre évolution et à d’autres, perverties, qui n’ont pas terminé leur temps de purification dans l’astral.

En s’incarnant inopportunément ou avant l’heure, toutes ces âmes n’en retireront rien de bon et les hommes pas davantage, car toute la négativité qu’elles introduisent dans notre monde ne peut que le faire régresser toujours plus.

Beaucoup de gens ne font pas la différence entre l’esprit et l’intellect. On peut se représenter l’esprit comme la partie dirigeante de l’homme et l’intellect comme un outil indispensable pour travailler sur le plan de la matière.

Sur Terre les deux sont complémentaires et les résultats se montrent fructueux quand chacun parvient à remplir dans la concorde le rôle qui lui est dévolu.

Quant à l’âme, elle est le prolongement de l’esprit. C’est le lien qui unit l’esprit à la personnalité humaine. Au niveau physique, elle imprègne et vivifie tout notre être de ses radiations par l’intermédiaire du sang. Tout comme l’esprit, elle est immortelle et tout comme lui, elle doit faire évoluer son potentiel spirituel.

Bien que l’esprit et l’âme soient immortels, il en va tout autrement de la conscience qui représente notre individualité et la mémoire de toutes nos existences. Si d’une vie sur l’autre on la malmène à outrance, elle encourt le même danger qu’une musique gravée sur un disque que par maladresse on efface et qui, donc, n’existe plus.

Tout sera à recommencer, tour après tour. Seulement parmi ces âmes là, combien en auront le temps ! Nous arrivons à la fin d’un Temps, cette période prend fin.

Pour ne pas être pris de court il nous aurait fallu prévoir une petite avance, or, la grande majorité d’entre nous enregistrent un retard certain. De façon générale, on en est à de petites « semailles », alors que l’heure de la « récolte » a déjà sonné.

Un grand nombre de personnes pensent, agissent et réagissent de plus en plus en fonction de ce que leur dicte leur seule nature humaine et c’est ainsi que l’intellect prend le dessus sur leur esprit. Il s’ensuit que les valeurs de la Vie, les lois universelles, les pensées, les actes sont faussés.

Les gens puisent de moins en moins des idées à la Source claire de la Vie et de plus en plus dans le monde fermé de la matière, et aussi, et plus souvent qu’ils ne le pensent, à une source secondaire plus ou moins pure de l’au-delà. Ces deux mondes étant interdépendants, les bonnes et mauvaises actions de l’un se répercutent immanquablement sur l’autre.

Cette situation est semblable à celle de poissons dans un bocal. A force de tourner en rond dans leur petit univers, ils ne peuvent se douter que leurs origines se situent dans le vaste monde marin.

Les poissons n’ont pas le choix et doivent se contenter de ce que leur offre leur bocal. Certains se tiennent en surface ou l’eau est plus limpide et la nourriture plus saine, d’autres restent au fond et se satisfont d’une eau trouble et des déchets qu’ils y trouvent.

Mais l’homme, lui, grâce à son potentiel spirituel, peut dépasser les limites humaines dictées par l’intellect, pour puiser à la bonne source des valeurs supérieures. Et cela, non pour échapper à l’étroitesse de notre monde, mais pour l’amener à s’ouvrir sous une double approche, matérielle et spirituelle, à une vie nouvelle plus riche.

Tout est Esprit, aussi lorsqu’il est question de matière et d’Esprit, il ne faut pas penser à deux substances distinctes, mais à une même Essence (l’Esprit) qui se manifeste sous divers aspects. Le monde physique est l’une de ses expressions.

Pour accorder foi à une explication, il faut qu’elle soit logique. Toutefois, si notre logique n’est que le produit d’un intellect limité au monde matériel, elle ne nous conduira qu’à des vérités secondaires. La vraie logique est une faculté de l’esprit, tout comme l’intuition quand elle est fiable.

Quant à la Pensée qui est une faculté essentielle, dont l’origine se situe au niveau de l’esprit et non du cerveau, elle commence à être mieux connue. En l’étudiant de plus près, on en perçoit l’œuvre créatrice à tous les niveaux de la Vie, depuis la Source primordiale (puisque tout est crée par la Pensée divine), jusqu’à nous.

Chaque fois que l’on émet une idée avec force, on la conduit vers sa réalisation. Celles dont on se désintéresse ne périront pas pour autant. Elles feront leur chemin jusqu’à ce qu’elles soient recueillies par l’esprit d’une ou plusieurs personnes que cette pensée errante séduit.

Toute création suit l’Exemple premier, aussi notre monde s’est-il développé à travers les pensées humaines émises au cours du temps. Ce qu’il en est résulté avec ses bons et mauvais côtés sont autant de leçons à méditer qui s’offrent à nous.

Dans l’ensemble ce n’est pas réjouissant, bien que les fautes qui ont conduit à ce résultat n’incombent pas toutes directement à l’homme.

Cependant, si chacun de nous faisait aujourd’hui l’effort de contrôler ses pensées pour qu’elles soient justes, claires, constructives et aimantes, autrement dit, de les spiritualiser, la Terre commencerait à se montrer sous un jour plus avenant très rapidement.

La vie est faite de ce que chaque homme lui apporte. Aussi c’est en se transformant intérieurement pour fortifier notre âme que se trouve la solution et non en agissant superficiellement avec ce que notre seule nature humaine peut nous fournir.

Nos pensées influencent notre destin, et en vertu de la loi de cause à effet, le destin du monde, en bien comme en mal. Ce sont des forces créatrices qui agissent directement sur notre santé, nos proches, notre environnement, et bien plus loin encore. Elles parcourent le monde et se projettent même dans l’au-delà, d’où l’importance qu’elles soient justes.

Selon la loi des affinités elles se regroupent pour former des courants bons ou mauvais qui atteindront ceux qui leur sont réceptifs. Ensuite elles reviennent fortifiées vers les personnes qui les ont émises (dans cette vie ou bien dans une prochaine). C’est l’effet boomerang.

Ce dernier point est l’une des subtilités de la loi de cause à effet. Et c’est cette subtilité qui peut nous éclairer sur des situations que nous percevons comme une injustice et qui nous révoltent. Ce peuvent être de bonnes choses qui se présentent dans la vie de personnes que nous jugeons indignes, ou inversement, des malheurs qui viennent frapper des gens qui suscitent le respect.

Chacun de nous se constitue de vie en vie un « compte », avec un actif et un passif. Quand les résultats sont satisfaisants, on en reçoit les bénéfices au moment le plus propice à notre évolution.

Mais quand on contracte des dettes envers la Vie, il nous faut redoubler de labeur lors d’une réincarnation suivante pour les rembourser et ainsi rétablir l’équilibre.

Chacun reçoit son dû en temps voulu, non pour nous récompenser ou nous punir, mais pour nous permettre de progresser et en faire bénéficier l’Evolution.

Tout cela est programmé dans une totale justice par une haute hiérarchie angélique qui gère le Destin de l’homme.... En fonction de notre comportement, deux moyens sont mis à notre disposition pour que nous progressions, à travers l’Amour ou la sévérité. Cette tâche est confiée à deux catégories d’Anges, ceux que la religion chrétienne présente comme les bons Anges et les mauvais Anges (les Lucifériens).

Ces derniers ont été déchus pour avoir troublé l’Ordre divin, ce qui s’est soldé par cette chute dans la matière. Leur tâche consiste à nous aider à remonter. Ils ont éveillé l’intelligence, l’imagination, le sens artistique chez l’homme. Toutefois l’Amour n’étant pas leur point fort, ils opèrent selon leur nature orgueilleuse et rusée.

Chaque fois que nous aussi nous troublons l’Ordre divin en commettant des erreurs, chaque fois que nous en prenons conscience à travers des épreuves douloureuses, chaque fois aussi que nous formulons des prières ou des demandes insensées, et toujours selon la loi de réciprocité, c’est à cette catégorie d’Anges que nous avons affaire.

Et si l’on se demande pourquoi ils n’ont pas été écartés de l’humanité, on en trouve la réponse dans le mythe « d’Adam et Eve » qui se passe sur l’un des hauts niveaux du Monde spirituel (notre paradis perdu).

L’Homme des premiers temps (qui était encore androgyne et donc « Adam et Eve » tout à la fois) s’est laissé séduire par cette catégorie d’Anges. Eve symbolise avant tout l’élément féminin en l’Homme et aussi l’Ame. Elle représente la sensibilité, le côté irrationnel, intuitif, généralement plus présents chez la femme.

C’est l’Ame, Eve, qui s’est laissée séduire par le Tentateur (les Anges lucifériens). Et ce qui est tragique dans cet événement, c’est que l’Esprit, Adam, a « donné son consentement ». Cette faute est à comprendre au niveau de l’intériorité (les sentiments, les pensées, les émotions qui nous animent) et non au niveau d’un couple sexué.

En expliquant qu’aux premiers temps, l’Ame, Eve, s’est laissée séduire par ces Anges, il faut le comprendre à la manière d’un aimant qui en attire un autre qui lui est réceptif.

Et quand dans les Ecritures il est dit, qu’ « Adam » rejette la faute sur « Eve », cela signifie qu’un événement, provoquant une séparation, s’est produit entre l’Esprit et l’Ame de l’humanité et non pas entre l’homme et la femme.

Pour mieux comprendre cette séparation entre l’Esprit et L’Ame, qui doit se terminer par des retrouvailles, prenons pour exemple des frères jumeaux dont l’entente ravit tout le monde.

Mais en grandissant leurs tempéraments se dévoilent. L’un préfère rester fidèle à la vie saine de son enfance, alors que l’autre, au désespoir du premier, va se laisser attirer par une existence qui ne convient pas à sa nature, jusqu’au jour, où, las de cette vie improductive, il prend le chemin du retour à la grande joie de son frère.

Une interprétation rigoureusement littérale du mythe d’Adam et Eve, peut prendre la forme d’un complot, non pas contre la femme, bien qu’elle en subisse depuis longtemps les conséquences, mais contre le genre humain.

Se servir de ce mythe pour provoquer une mésentente entre l’homme et la femme, c’est avant tout occasionner sournoisement un éloignement entre l’Esprit et l’Ame de l’humanité et par effet de conséquence, entre l’esprit et l’âme en chacun de nous.

Or, il y a tout lieu de favoriser un salutaire rapprochement à ce niveau, car c’est de cette union réussie que naissent les pensées et les actions justes. A l’inverse, la séparation esprit/âme mène à la déstructuration de la conscience, puis de la société.

La déconsidération de la femme, a empêché de prendre conscience de l’importance qu’il y a à accorder les forces opposées qui animent deux êtres de sexes opposés. Cette fausse interprétation des Ecritures pèse lourd dans l’évolution humaine.

Certaines valeurs sont propres à l’homme, d’autres à la femme. La sagesse, c’est de les faire fusionner. Dans la vie d’un couple, l’un ne doit pas chercher à dominer l’autre, mais remplir au mieux le rôle qui lui revient afin de ne pas créer de déséquilibre.

Supposons qu’après avoir élaboré un projet, un architecte refuse le concours d’un maçon pour le concrétiser. Son œuvre aurait bien peu de chances de voir le jour. Il en va de même pour les deux sexes lorsqu’ils s’opposent au lieu d’œuvrer ensemble.

Mais là ne se limite pas le problème de cette bipolarité, car chaque être humain, homme ou femme, possède en soi une double énergie, masculine et féminine, représentant la force et la douceur. Et là aussi il convient de les faire fusionner et cette fois en soi-même. On devient ainsi bon créateur et l’on acquiert une force tranquille qui équilibre tout ce qu’elle atteint.

L’être humain est ainsi tout à la fois « architecte et maçon » en lui-même, ce qui permet à chacun de nous, lorsque des circonstances particulières se présentent, d’assumer tout autant le rôle de l’homme que de la femme, notamment auprès des enfants.

Pour mieux comprendre ces événements, il faut prendre le problème à sa base. Les forces solaires sont porteuses de vie et les forces lunaires ont pour action de densifier. Elles favorisent donc une réalisation dans la matière.

De ce fait, dans les sociétés primitives le pouvoir féminin de donner la vie était perçu comme divin. Ces sociétés étaient souvent matriarcales et la vie sociale basée sur le calendrier lunaire.

En ce temps là le monde et l’humanité se rapprochait du point le plus bas dans la matière à un moment où les forces lunaires jouaient un rôle important dans l’involution.

Mais une impulsion pour ramener la Vie vers l’évolution et les forces solaires se faisait déjà sentir. Et au lieu de réaliser ce retour dans l’union du Masculin et du Féminin, par réflexe machiste, une lutte a été engagée pour écarter de l’esprit des gens le Féminin sacré.

Avec l’apparition des sociétés patriarcales et d’un Dieu masculin sans contrepartie féminine, ce fut le déclin du statut de la femme. Cet événement négatif s’est répercuté sur le genre humain et bien plus loin encore, à toutes vies concernées directement ou indirectement par notre évolution.

Donc, lors de cette période, pour que notre conscience s’élève au lieu de se déstructurer, il est capital que chacun de nous recherche enfin l’équilibre dans l’Union de l’esprit et du corps, du masculin et du féminin, de la force et de la douceur…

Cela permettra également de nous écarter définitivement de certaines entités nocives, qui cherchent depuis bien longtemps à nous freiner dans notre évolution. Notamment, en se servant de l’orgueil humain pour nous inspirer des choses contraires à la bonne marche du monde,

Ce qui est à considérer comme sacré, c’est l’Union, non pas seulement du masculin et du féminin, mais des grandes valeurs propres à chacun de ces deux principes. Et ce qui permet de les équilibrer, puis de les faire s’harmoniser, c’est un troisième principe qui, lui, est neutre. C’est l’élément modérateur et équilibrant qui nous conduit vers le « haut ».

L’être humain des premiers temps, ayant été conçu maître de ses pensées et donc libre de ses choix, se laissa tenter par un chemin de liberté dangereux, au lieu de suivre la voie constructive de l’Amour et de la Sagesse.

Mais aujourd’hui, conscients de cela et toujours libres dans nos choix, on peut s’écarter de ces Anges et de leur éducation d’un autre temps, en empruntant la Voie ascendante ou règne l’équilibre entre matérialité et spiritualité.

Si nous y parvenons, certains Anges déchus ayant participé à notre remontée seront eux aussi soulagés d’un poids lourd à porter, et nous, riches de cette expérience maîtrisée, nous atteindrons une place à responsabilités plus élevée que celle qui nous était réservée à l’origine des temps.

Beaucoup de choses ont été dites sur l’homme et pour que ce soit le plus complet possible il faut aussi parler de ses origines terrestres. Dans cet enseignement il est présenté comme un être spirituel incarné sur Terre, alors que selon la théorie évolutionniste, l’homme est un anthropoïde qui s’est élevé au-dessus du règne animal.

Pour trouver une réponse satisfaisante pour les deux parties, il faut aborder ce problème sous une double approche, spirituelle et matérielle.

D’un point de vue spirituel, l’homme est perçu en tant qu’esprit, alors que du point de vue matériel, il est surtout question de son enveloppe physique. Or, sans l’esprit pour l’animer, le corps n’est qu’une enveloppe vide.

De même, ce n’est pas se contredire que d’expliquer que le règne humain se situe en tête des autres règnes, pour dire ensuite, qu’il n’est apparu sur Terre qu’après les autres règnes. En effet, les premières âmes humaines à se présenter sur Terre ne purent s’incarner que lorsqu’une espèce du règne animal eût développé un physique apte à les recevoir.

Cela a permis à des entités humaines, et donc par là à l’Ame de l’humanité (qui correspond à l’ensemble des âmes humaines) d’expérimenter ce niveau du Plan matériel.

Sans ce corps physique encore grossier, s’étant développé à travers l’Ame animale, il aurait été impossible à des âmes humaines de poursuivre leur évolution.

En cette période ancienne, la matière était moins dense qu’actuellement, aussi, ce physique emprunté par ces âmes, bien que primaire, était lui aussi de nature plus subtile que celui des hominidés dont on a retrouvé la trace.

S’il était impératif pour notre salut de traverser la mer sans tarder, parmi toutes les embarcations qui pourraient s’offrir à nous, notre choix se porterait sûrement sur la plus fiable du moment et non pas vers la plus performante encore en construction, car nous n’en aurions pas le temps. C’est en quelque sorte la situation qu’a connu l’humanité en des temps forts lointains.

Cependant ce n’est là qu’un « chemin de rachat », un chemin secondaire, et non la voie qui devait accueillir l’humanité.

Dans le mythe d’Adam et Eve, il est fait mention « du fruit défendu ». Il s’agit de la connaissance sur l’acte de procréation, que les Anges lucifériens ont infusée dans l’Ame humaine inexpérimentée et qui de ce fait s’en est imprégnée prématurément.

Une Connaissance sur la Vie, où l’Amour véritable aurait tenu une place d’honneur, avait bien été préparée à l’intention de l’homme, mais pas pour l’être primaire qu’il était alors.

L’entité humaine vivait en ce temps là dans une sorte de rêve et dans un état de conscience comparable à l’innocence de la plante. Elle devait d’abord se développer, mûrir pour pouvoir faire des choix entre le bien et le mal en connaissance de cause.

Cet événement est survenu, comme déjà dit, en un temps où la matière était plus subtile qu’aujourd’hui et le corps des êtres vivants plus souple, la densification de la Terre et des corps physiques s’effectuant par étapes.

L’homme de cette époque, bien que primaire, a tout de même une part de responsabilité dans cet événement. C’est en effet pour s’être laissé attirer, tel un aimant, par une autre voie que celle d’origine, qu’il a fait ce plongeon dans la matière dense. Et cela s’est soldé, dans un premier temps, par une dégénérescence tant au niveau de la conscience que du corps.

Aussi, ne faut-il pas mésestimer ce grand Programme de réhabilitation, car depuis des lustres de hautes hiérarchies célestes, et un grand nombre d’Etres qui les secondent, font preuve tout autant d’Amour envers notre création que d’une dextérité extraordinaire pour nous ramener, tout comme « l’enfant prodigue », sur la voie convenant à notre évolution.

Si les résultats ne sont pas ceux que ces grands Etres pourraient en attendre, c’est toujours à cause du libre arbitre dont l’homme est doté.

Cette liberté est indispensable pour notre évolution et tant que l’on ne dépasse pas certaines limites, comme le veulent les Lois de la Vie, tout Etre aussi grand soit-il doit respecter cette liberté.

On doit donner toutes les chances à un élève afin qu’il réussisse ses examens, mais on ne peut pas passer les épreuves à sa place. C’est pareil pour l’humanité, elle doit montrer de quoi elle est capable et grandir en sagesse avant qu’il ne lui soit confiées de plus grandes responsabilités.

Sur notre parcours évolutif les pensées jouent un rôle capital. Quand elles sont mauvaises, elles contribuent au mal être général qui se solde souvent par des malveillances et des violences.

La Terre, la nature, la vie des animaux (dont il est beaucoup question dans ces livres) et celle des hommes ne sont plus respectées et tant qu’il en ira ainsi toute notre création continuera d’en souffrir, car tout est lié.

A l’inverse, une vraie bonne volonté et une juste compréhension du fonctionnement de l’existence peuvent aussi, par la pureté de nos pensées et nos actions bienveillantes, participer à la transformation de ce monde, en Bien cette fois. Nul besoin de compliquer les choses. Il suffit de rechercher les Lois universelles pour évoluer en harmonie avec elles.

Beaucoup de personnes se laissent emporter par le flux de la vie. Sur Terre de nombreux courants vibratoires influencent la vie des êtres vivants, particulièrement ceux émanant des astres.

Pour chacun de nous, en fonction du moment et du lieu de naissance (et cela en concordance avec le passé de notre âme) des périodes propices favorisent certaines phases de notre existence, alors que d’autres nous sont moins favorables.

Par ailleurs, chacun traverse et ressent les événements de sa vie en fonction de ses qualités et de ses défauts qui sont en rapport avec son niveau évolutif. Celui qui développe une bonne nature aura tendance à réagir positivement en toutes circonstances.

Lors d’une période, qu’intuitivement il ressent faste, il en profitera pour prendre de l’avance et se ressourcer. Puis, quand il sera confronté à une période plus difficile, bien que freiné dans sa progression, il affrontera les obstacles avec confiance, sans céder au découragement.

Par contre, une personne instable qui ignore ces données risquera fort en période faste de se laisser emporter dans des débordements, à cause des facilités que lui offre ce courant providentiel.

Puis, lorsque des jours plus « sombres » se présenteront, elle se laissera déstabiliser par la présence de forces qu’elle ne saura pas maîtriser.

Il faut aujourd’hui aller à l’Essentiel et évoluer à travers lui dans une simplicité toute nouvelle. Cela demande des efforts, surtout de compréhension. Non pas des efforts considérables, mais des efforts sains et équilibrés qui rendent heureux quand on se trouve sur la bonne voie.

Ce comportement positif contribuera à nous libérer, ainsi que tout ce qui nous entoure, d’un passé trop lourd à porter, notamment du germe d’orgueil que nous ont légué les Anges lucifériens.

C’est un orgueil mesuré qui a toutefois permis aux humains d’une époque ancienne d’amorcer leur avancée dans ce monde matériel. Malheureusement il s’est transformé dangereusement avec le temps et a pris de l’ampleur sous une forme destructrice.

En nous séparant de nos entraves, nous pourrons envisager l’avenir le cœur plus léger. Un esprit étriqué, fermé aux réalités spirituelles, nous emprisonne dans un carcan rétrograde qui fait de nous un esclave de la matérialité.

A l’inverse, une conscience élevée, qui nous guide vers les bons choix, nous rend libres et heureux dans notre évolution, du fait que nos bonnes actions profitent à nous tous.

L’existence peut sourire à chacun, à condition de l’appréhender dans toute sa réalité avec beaucoup de lucidité. En agissant en connaissance de cause, on se dirige vers ce qui est le plus juste, ce qui évite de se laisser prendre au piège de l’imaginaire et de toutes les fabulations qu’il occasionne si souvent.

L’ère nouvelle qui s’installe ne va plus pouvoir être vécue de la même manière que celle qui s’achève. Beaucoup trop de personnes s’accrochent encore avec ténacité à des principes dépassés, alors que seules des valeurs et des vérités plus élevées peuvent efficacement éveiller et éclairer leur conscience.

De nouvelles Energies se répandent actuellement sur Terre et l’imprègnent de leurs forces vives. Le monde se métamorphose et l’homme ne peut se soustraire à l’Evolution. C’est donc dans l’intérêt de chacun de s’y adapter.

Toutes ces explications nous amènent à percevoir la Vie dans son immensité, mais essentiellement tournée vers le « haut » et vers l’homme.

Si nous en restons là, nous n’en aurons qu’une vision quelque peu égocentrique, car il est surtout question de notre petite création : la Terre, l’homme, son au-delà, ses Origines divines. Origines qui sont aussi celles de tout ce qui existe dans ce grand univers matériel.

Dans cette immensité, peut-être que certains êtres se débattent, comme beaucoup d’entre nous, dans une vie dont ils ne comprennent pas le sens. Peut-être même ont-ils atteint à la longue un niveau vibratoire bien plus bas que le nôtre, où l’amour et la paix n’ont pas pu se développer. A l’inverse, d’autres êtres se sont peut-être élevés à un degré d’Amour et de Sagesse qui nous dépassent !

La Terre n’est qu’un petit point dans l’univers, mais un petit point qui, comme tant d’autres dans cette grande étendue, projette ses vibrations, des bonnes et des moins bonnes ! Et ce que l’on s’apporte en bien et en mal, on le transmet à tous, tout est relié.

Notre responsabilité envers l’existence s’étend bien au-delà de ce que généralement on imagine.

La Terre, ce corps céleste, est vivante, on doit même en parler comme d’un être vivant, car c’est ce qu’elle est en réalité. Elle aussi a une conscience qui lui est propre. Comme nous elle n’aspire qu’à évoluer et nous devrions le faire de concert.

Quant aux animaux, ce sont pour nous de jeunes frères que nous avons le devoir d’aider intelligemment dans leur évolution, tout comme l’ont fait et le font encore pour nous des Etres supérieurs. Il y aurait aussi tant à dire sur le minéral et le végétal dont la vie de tous dépend sur Terre !

Fermer les yeux sur ces réalités n’est vraiment pas la bonne solution. La Vie nous rappelle chaque jour où se situe le devoir de chacun à travers tous les évènements dramatiques que nous subissons et que nous aurions pu éviter par un comportement aimant et surtout juste.

En effet, il ne suffit pas de parler d’amour, encore faut-il que cette force immense qu’est l’Amour soit donnée dans la justesse des lois de la Vie. Entre vouloir bien faire et faire le bien, il y a un grand fossé que nous devons apprendre à combler.

Pour que l’Amour soit une force constructive, il ne doit faire qu’UN avec la Volonté et l’Intelligence, tout en les dosant savamment, selon le besoin, à la manière de trois rubans que l’on entrecroise pour obtenir une tresse harmonieuse.

Que devient l’Amour sans volonté et donné sans réflexion, de l’amour naïf ou euphorique que beaucoup de gens confondent avec l’Amour inconditionnel qui n’a pas encore trouvé sa vraie place sur Terre.

L’Amour inconditionnel est une source pure qui coule en celui qui l’a développé et à laquelle seule la personne qui a acquis assez de pureté d’âme peut venir s’abreuver, car il faut en supporter la force.

Sur Terre, c’est dans l’ensemble un amour vrai et fort qu’il faut privilégier, afin de pouvoir le diffuser selon les circonstances entre douceur et fermeté, ainsi sera-t-il profitable à tous. Il s’agit d’Amour-Sagesse, celui qui convient au comportement humain actuel.

Il est important d’utiliser les mots à bon escient et de choisir ceux qui sont positifs, car chaque mot porte en lui sa part de vérité et son taux vibratoire.

Nous avons parlé de la Pensée et de sa force créatrice. Aussi, nul besoin de grand rassemblement pour agir. Le vrai rassemblement doit être celui d’un cœur pur et d’une conscience claire, que l’on réalise en premier en chacun de nous.

Si notre désir d’édifier une vie supérieure plus riche et plus belle, est fort et sincère, ce souhait altruiste se répandra de part le monde. Il atteindra tous ceux qui sont en recherche des mêmes valeurs et de cette façon il portera ses fruits bien plus vite que nous le pensons. Quand on sollicite l’Esprit, le travail matériel s’assouplit et les difficultés s’aplanissent.

Toutes ces explications et informations sur la Vie permettent de la percevoir sous différents angles. C’est là un aperçu de l’enseignement que j’ai reçu. Et si l’on prend connaissance de l’ensemble de ces écrits, degré après degré avec de bons sentiments, ils transmettront, comme tout enseignement de même ordre, une force qui vivifie la conscience.

Ce qui vient d’être relaté ici peut troubler certaines personnes, cependant seule la vérité est à même de favoriser une vraie prise de conscience positive.

C’est la Vérité qui nous libérera du poids du passé, et c’est elle aussi qui nous permettra ensuite de construire notre vie sur une base plus saine et plus solide que l’ancienne.

Que de questionnements menant à des discussions stériles et que de temps perdu pourraient être évités grâce à une connaissance plus éclairée. La vie ne s’improvise pas, elle s’apprend.



« On ne voit bien qu’avec le cœur. L’essentiel est invisible pour les yeux ». est-il dit dans « Le Petit Prince » d’Antoine De Saint-Exupéry. Rien n’est mieux adapté à un enseignement spirituel que la sagesse qui se dégage de ces quelques mots.



Michèle Schwarz




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