La Puissance de la Pensée et son influence sur les êtres, les choses et les événements.
Pour commencer cet exposé sur la Pensée, il est important de dire que la Vie ne s’improvise pas, elle s’apprend. Il existe des lois, des règles qui la régissent.
Quand on cherche à les connaître et qu’on les met en pratique avec discernement, on voit sa vie et la vie autour de soi prendre une tournure positive. Ces lois et règles universelles sont le bon « mode d’emploi » de la Vie.
La Pensée, qui est le sujet d’aujourd’hui, est une faculté essentielle dont la puissance et les effets créateurs, et aussi destructeurs, sont souvent méconnus.
A la base de toute création se trouve une pensée, juste ou fausse, bonne ou mauvaise. C’est donc de la qualité de nos pensées que dépend notre qualité de vie, puisque selon la loi des correspondances, le bien conduit à de bonnes choses et le mal à de mauvaises.
Une pensée juste est hautement constructive, alors qu’une mauvaise et une fausse croyance ont des effets destructeurs ou déstabilisants.
Il est donc d’une importance extrême de pénétrer plus avant le domaine de la Pensée, car si notre monde se montre sous un aspect de moins en moins avenant, la faute en incombe en grande partie à l’accumulation au cours du temps des pensées humaines, qui ont été orientées dans un sens non conforme aux lois de l’Evolution.
La pensée est créatrice et pour en donner un exemple édifiant on peut se référer à la découverte d’un chercheur japonais, le Dr Masaru Emoto. Celui-ci s’est aperçu qu’en projetant de fortes pensées positives ou négatives vers de l’eau, on en change la nature. Lors du gel, les cristaux d’eau prennent des formes bien différentes selon la nature des pensées émises.
Cette eau exposée à la vibration de mots bienveillants ou à une musique mélodieuse fait apparaître des cristaux aux formes harmonieuses, brillantes, colorées. Par contre, ceux provenant d’une eau exposée à des pensées de haine, à des mots vulgaires, à une musique agressive, à des ondes nocives, donnent des motifs incomplets, inharmonieux et ternes.
Cette découverte nous démontre combien nos pensées peuvent changer le cours de la vie en influant sur ce qui nous entoure et sur nous-mêmes, puisqu’elles influent de la même façon sur la santé, sur les événements… et cela, en bien comme en mal.
Le travail de ce chercheur, et plus encore les photos qui en démontrent le résultat, peuvent nous faire prendre conscience que nous sommes responsables de la qualité de nos pensées, de nos émotions et par là de leurs répercutions souvent insoupçonnées.
Chaque pensée est comme un enfant à qui l’on donne vie avec tout ce que cela comporte de responsabilités.
Selon la loi d’attraction des affinités, les pensées se regroupent pour former des courants bons ou mauvais qui atteindront ceux d’entre nous qui leur sont réceptifs. Ensuite ces courants de pensées reviennent fortifiés vers les personnes qui les ont émises, d’où l’importance que nos pensées soient justes, aimantes et optimistes.
Si la Pensée joue un rôle si important, c’est qu’il s’agit là d’une faculté créatrice essentielle en l’homme. Son origine se situe au niveau de l’esprit et non du cerveau. Ce dernier est un transformateur au service de notre esprit (qui est l’essence éternelle à qui nous devons la vie). Notre cerveau nous permet de progresser sur le plan matériel et humain et notre esprit sur un plan plus subtil.
Il y a donc deux natures en l’homme. La première est spirituelle et guidée par notre esprit et la deuxième c’est la nature humaine avec le cerveau et le mental, ou intellect. On peut les considérer comme le père et l’enfant, ou le maître et l’élève.
Un petit livret s’adressant aux enfants, explique cette grande réalité qui est en mesure de transformer la vie de chacun, et cela dès l’enfance, en faisant prendre conscience que nous développons deux natures.
Il a pour titre « le Petit Moi et le GRAND MOI ». Dans ce livret on explique à l’enfant qu’il a deux « MOI » et que le grand Moi est plus important que le petit Moi, car c’est du premier que naissent les bonnes et justes pensées.
Il sait se montrer sage, affectueux, compréhensif, courageux, optimiste, confiant…, alors que le petit Moi est celui qui par nature se montre souvent égoïste, coléreux, méchant, peureux pessimiste, méfiant… et cela, tant qu’on ne sait pas ou que l’on refuse de le faire coopérer avec ce qu’il y a de plus grand en chacun de nous, notre esprit.
Nos deux natures (humaine et spirituelle) doivent donc se compléter et non s’ignorer ou être perturbées par les doutes qui nous assaillent à leur propos.
Quand on a pris conscience de cette réalité qui nous concerne tous, on sait qu’on a le choix de vivre à un niveau supérieur de notre être et de s’en remettre à la sagesse de notre esprit (ce qui fortifie la nature humaine), ou de continuer à vivoter à travers un intellect coupé de sa source spirituelle et des vraies valeurs qu’elle transmet.
Les pensées puisées au niveau de notre esprit sont donc plus bénéfiques, plus fructueuses que celles surgissant d’un intellect limité à la matérialité.
Quand on fait appel à notre esprit (c’est-à-dire, lorsqu’on s’ouvre à une plus haute connaissance et à d’autres valeurs, au lieu de se limiter au seul savoir matériel et à ce qu’il en ressort à ce niveau), on acquiert une vision plus large de la Vie, on devient aussi plus intuitif, on réagit avec plus de discernement et l’on fait de moins en moins d’erreurs.
En adoptant cette manière d’être, on devient dans un premier temps davantage spectateur de sa vie, qu’acteur. Cela nous permet de prendre du recul par rapport à ce qui survient dans notre vie et dans l’existence. Notre pensée s’épure et s’éclaircit.
A ce niveau de conscience, on est moins centré sur soi-même et de fait, davantage tourné vers les autres. Cela nous amène à mieux se connaître et ainsi à s’améliorer.
Par la suite, ayant progressé, on en vient tout naturellement à se comporter en acteur conscient et donc à agir avec plus justesse, plus d’amour, plus de compréhension envers les autres comme envers soi. De cette façon nos actions n’en sont que plus efficaces et plus bénéfiques.
Les pensées étant des forces créatrices qui agissent sur la santé, nos proches, notre environnement, elles ont une grande influence sur notre destin et en conséquence sur le destin du monde.
Chaque fois que l’on émet une pensée avec force, on la conduit à sa réalisation. Aussi peut-on regretter que l’on ne tienne pas assez compte de la place qu’occupe la peur dans la vie. Elle est omniprésente en ce monde.
Toute peur irraisonnée est extrêmement nocive. La peur appelle la peur et prend ainsi des proportions énormes susceptibles de déstabiliser et même de détruire tout ce qu’elle atteint.
Avoir peur qu’une maladie survienne, qu’un accident ou qu’un malheur se produise, c’est donner de la force à cette pensée destructrice et l’amener à se réaliser, surtout quand elle est véhiculée par un grand nombre de personnes.
La peur nous empêche aussi d’être à l’écoute de nos intuitions, ce qui fausse le cours de notre vie.
Notre monde s’est développé de période en période à travers les pensées humaines, parfois des bonnes, souvent des mauvaises. Dans l’ensemble ce n’est pas réjouissant. Aussi, à nous de faire en sorte - aujourd’hui que cette réalité sur la Pensée est mieux connue - de la prendre en compte dans un état d’esprit positif, afin de construire un avenir porteur de renouveau et d’espoir.
Des exemples forts, marquants, qui s’ancrent en nous, peuvent en très peu de temps nous amener à changer notre vision de la vie et faire naître des prises de conscience constructives, qui s’avèreront plus fructueuses qu’un long et fastidieux travail sur soi.
Pour que nos pensées deviennent des forces créatrices bénéfiques qui déboucheront sur de justes actions, il est utile de mieux se connaître.
On n’a qu’un esprit, mais il se présente sous deux aspects : l’esprit objectif et l’esprit subjectif.
Pour plus de précision, on peut dire que notre conscience se situe sur trois niveaux interdépendants que l’on peut désigner par : le subconscient, le conscient et l’inconscient.
Le subconscient, est dépositaire de toute notre mémoire : les souvenirs, les acquis de cette vie, des précédentes. Il détient tout notre capital spirituel. C’est aussi notre guide intérieur doté de sagesse qui a le pouvoir d’influer sur notre avenir.
Dans les profondeurs de notre subconscient réside un potentiel infini de sagesse, d’intelligence à développer et une puissance créatrice et curative capable de guérir les maux du corps et de l’esprit, dont il faut apprendre à se servir avec sagesse.
Le conscient est celui que nous connaissons le mieux. Il correspond à ce que nous réalisons à travers notre intellect et notre volonté personnelle.
L’inconscient est celui qui perçoit, écoute et agit sans prendre parti. Il travaille en nous jour et nuit.
Quand on est conscient, on pense, on parle, sans se rendre compte que notre inconscient entend et prend à la lettre nos pensées et paroles.
Quand on dit, et plus encore si on le pense avec force : je n’y arriverai pas, je ne guérirai pas, cette douleur va durer, je ne vais pas m’endormir, j’ai peur…, notre inconscient reçoit un ordre négatif et il en tient compte, ce qui nous empêche de réussir une action, ou d’aller vers une guérison.
Par contre, en affirmant : je peux y arriver, je vais guérir, j’ai confiance…, c’est toujours notre inconscient qui reçoit l’ordre, mais cette fois il le perçoit comme un ordre positif et réagit en conséquence, ce qui grandit nos chances de réussite.
Il doit être maîtrisé, car de lui-même il ne fait pas la différence entre ce qui est positif et négatif, il est primitif et discipliné. Il écoute et reproduit ce qu’il entend.
L’interaction menée avec discernement entre le subconscient, le conscient et l’inconscient permet d’opérer de grands changements dans notre vie.
Par exemple : après tout ce qui a été dit sur la puissance de la pensée, on peut réaliser combien il est important de s’endormir sur des pensées positives et bienveillantes envers nos proches et tout ce qui nous entoure.
Toutes les bonnes pensées agissent en nous comme un baume bienfaisant et nous vivifient sur le plan de l’âme. Notre réveil sera plus serein et notre journée plus fructueuse.
Cela vaut pour les petits enfants. Il est conseillé de veiller à ce qu’ils ne s’endorment pas contrariés. De plus, la vision de films où règne la violence suscite chez nous tous, même de façon inconsciente, des peurs, des angoisses, des idées noires et installe un climat d’insécurité qui s’imprime en soi, parfois pour la vie.
Quant aux pensées dirigées vers nos proches, comme inconsciemment ils les ressentent, celles qui sont de nature aimantes favorisent un rapprochement bénéfique, ou un apaisement au niveau des sentiments négatifs communs. Quant à celles qui sont d’emblée négatives, elles contribuent à provoquer ou envenimer des mésententes.
Au niveau de la pensée, il y a aussi une erreur à éviter : forcer notre volonté, ce qui épuise notre mental sans apporter de solution.
Quand on tient compte des lois de la Création, on est en accord avec la Vie. Aussi, lorsque notre souhait est profitable à notre évolution, la Providence (qui s’accorde avec la loi de cause à effet) se met en mouvement pour produire des connexions qui favorisent cet événement.
Etant dans le vrai, tout s’accomplit naturellement sans avoir à forcer les choses. Quand on sème de bonnes graines et que l’on prend soin de nos semailles, on peut être confiant, en temps voulu, la récolte répondra à notre attente.
Pour des choses plus simples, comme chercher un nom qui nous échappe, il ne faut pas non plus faire des efforts surhumains pour le trouver. N’y pensons plus et peu de temps après, le mental retrouvant son calme, ce qui est capital, cela nous reviendra à l’esprit.
Abordons maintenant un sujet plus profond : Le rôle que joue la Pensée lors de la naissance. Approfondir ce sujet permet de mieux comprendre notre parcours de vie, notre présence dans telle famille, d’où proviennent nos dons, nos qualités, nos défauts…
Il n’y a pas de hasard, nous venons sur terre dans le but de progresser. En arrivant au monde un petit être porte déjà en lui tout son capital acquis aux cours de ses vies successives.
Un être peut donc arriver ici-bas riche de ses qualités, ce qui le rend fort et peu vulnérable devant les problèmes et les pensées négatives qui ne vont pas manquer à se présenter, ou bien naître dans une pauvreté d’âme pour n’avoir pas fait fructifier son capital spirituel.
A ce moment là, présentant d’emblée des faiblesses, cet être sera plus vulnérable devant les aléas de l’existence, que le premier et devra redoubler d’efforts pour sortir vainqueur de cette expérience terrestre.
La loi d’attraction des affinités, fait que l’on est attiré vers la famille qui sera la plus à même de nous aider dans notre progression. Pour une âme déjà passablement évoluée, ce peut être pour perfectionner un don.
C’est ainsi que l’on rencontre des familles de musiciens. Les parents peuvent alors offrir à des âmes, ayant elles-mêmes développé des dons musicaux, un corps leur permettant de se réaliser dans leur art (mains agiles, ouïe très développée...).
Les acquis et l’exemple des parents dans ce même domaine, seront aussi pour ces enfants des facteurs importants de réussite qui viendront s’inscrire à leur actif. Mais en aucun cas les parents ne peuvent transmettre un don, une qualité ou un défaut à leur enfants, cela fait partie des propres acquis d’une âme (ses mérites, ses faiblesses).
Plus une âme est noble et forte, plus elle puisera à la source de pensées justes et bienveillantes. Quant aux mauvaises pensées elles glisseront sur elle sans laisser de traces. S’il en était autrement, cela voudrait dire que la vie est injuste, or tout a sa raison d’être.
Quant à un être à l’âme fragilisée, il peut être attiré vers une famille présentant les mêmes défauts qu’il porte en lui. A son contact il devra fortifier sa volonté et pourra ainsi guérir de ses faiblesses.
Pour cet être non plus, aucun défaut n’est transmis par ses parents. Mais vu son faible capital spirituel, le risque de se laisser entraîner sur une mauvaise pente est grand.
Cependant, il peut aussi, et c’est le but de cette incarnation, prendre conscience de la situation et vouloir en changer le cours. S’il y parvient, il deviendra aussi un bon exemple pour tous les membres de cette famille.
Bien sûr, il y a également des êtres évolués qui choisissent des familles affaiblies par leurs travers, dans un but altruiste pour leur permettre de progresser.
Pour avoir méconnu, et donc n’avoir pas pris en compte le pouvoir immense de la Pensée, certaines familles traînent les mêmes malheurs de génération en génération.
Prenons un exemple : un drame survient dans une famille. Une peur irraisonnée s’empare de certains membres de cette famille, à l’idée que ce malheur puisse se reproduire chez leurs proches.
Cette peur incontrôlée qui perturbe et déstabilise fortement leur mental, va donner à cette pensée négative une force destructrice qui fera son chemin, parfois sur plusieurs générations.
Elle atteindra à chaque fois les personnes à l’âme trop faible pour résister à l’emprise de cette forte pensée dévastatrice.
Beaucoup de gens penseront que c’est une famille très marquée par le destin, alors que la cause du mal être qu’elle traîne derrière elle est une idée incontrôlée et non fondée, qui aurait pu être enrayée par une compréhension juste des lois qui régissent la Vie.
C’est ainsi que chacun de nous peut changer le cours de son existence et participer à un renouveau général, en modifiant et élevant sa manière de penser.
Le pessimisme est contagieux, cependant l’optimisme l’est encore plus. Il faut avoir foi, confiance en la Vie, une foi consciente qui se justifie quand on se sait dans le vrai. La Vie nous offre tout ce dont on a besoin pour évoluer de manière heureuse, c’est nous qui en faussons le cours par nos erreurs.
En transmettant à une idée une force positive, on favorise sa réalisation. Le résultat est toujours à la hauteur de la qualité de nos pensées.
Ce sont les incertitudes à l’égard d’une idée et la façon de se disperser dans ses pensées, qui font perdre de l'énergie à un projet et en fausse le cours.
Mais il se peut aussi qu’une idée bien dirigée ne porte pas ses fruits. Il faut être patient, le temps de sa réalisation n’est peut être pas encore venu. Quand on sème, il faut savoir attendre le temps de la récolte pour être récompensé de son travail.
Et puis, il se peut aussi qu’une idée que nous nourrissons avec espoir au fond de nous, ne corresponde pas forcément à ce qui nous convient. C’est alors que la Providence (cette force créatrice qui n’est que sagesse) entre en action pour l’arrêter dans son élan. Des échecs répétés, qui sont autant de mises en garde, devraient nous amener à nous poser la question : suis-je bien dans le vrai et dois-je vraiment persister dans ce sens. Quand c’est un produit de l’esprit, l’intuition est d’un grand secours pour nous aider à voir clair dans nos pensées.
Il y a encore tant à dire sur cette force prodigieuse qu’est la Pensée, notamment, qu’une pensée optimiste, profonde, bien dirigée, est une force créatrice extraordinaire qui agit à tous les niveaux de la vie.
Une telle pensée a la faculté de donner une impulsion positive et de faire naître en nous une saine joie de vivre régénératrice, celle dont nous avons tant besoin en cette période d’instabilité.
Voyons à présent plus en détails comment agir au niveau de la Pensée pour obtenir des résultats véritablement constructifs, bénéfiques et durables.
Comme on l’a vu tout au long de cet exposé, la Pensée joue un rôle primordial dans l’Évolution, aussi, est-ce par des pensées élevées, justes et aimantes puisées au niveau de son esprit,que l’homme édifiera la Vie nouvelle qui se profile à l’horizon.
L’esprit de chaque être peut le guider à tout instant tout au long de ses existences, à condition qu’il s’établisse entre lui et son esprit une relation constructive, basée sur une confiance consciente.
L’esprit est dépositaire de tout le potentiel spirituel à développer par l’âme et le réceptacle de l’ensemble de ses acquis depuis l’avènement d’un être jusqu’à ce jour. Il est aussi celui qui a la faculté de puiser à la Source même de l’Esprit ce qui convient à notre évolution.
Il est donc logique de s’en remettre à la sagesse de son esprit pour en recevoir la juste inspiration, celle qui oriente vers la meilleure solution parmi toutes les possibilités futures. Ces potentiels, bons ou mauvais, qui pourront un jour devenir réalité, sont le fruit des pensées humaines.
Quand on s’en remet à son esprit, on se trouve tout d’abord confronté aux potentiels que l’on a soi même créés par ses pensées, ce qui permet de progresser à travers ses propres semailles. Si ces potentialités s’avèrent néfastes, tout sera alors mis en œuvre par notre esprit pour qu’on y remédie avant qu’ils ne deviennent réalité, ce qui demande de développer son « écoute intérieure » qui est la voix de l’âme.
C’est la totale confiance que l’on accorde à son esprit qui permet de s’élever jusqu’à lui. Un travail commun et conscient entre nous et notre esprit peut alors voir le jour.
Le moment privilégié pour se préparer à cette rencontre providentielle se situe juste avant de s’endormir. Pour recevoir le soutien de son esprit, il faut au fond de soi en formuler la demande avec force et sincérité, toutefois, sans exigences particulières et tout en se maintenant dans un état d’esprit positif, ce qui est impératif.
Dans nos requêtes, le choix final sera laissé à l’appréciation de notre esprit, car s’il travaille pour notre bien, il tient également compte du Bien général. On progresse en tant que « personne/élève » grâce à lui et lui évolue en tant qu’entité/maître grâce à nous, quand nos deux natures (humaine et spirituelle) parviennent à s’accorder.
On peut par exemple formuler le souhait d’un changement de vie (l’existence actuelle semblant freiner notre évolution), tout en rajoutant, si cela sert mon chemin de Vie. Et en ayant bien conscience qu’il faudra accepter les sacrifices constructifs qu’implique une vie plus élevée.
Pour aller plus avant dans ces explications, il est nécessaire de parler du rôle que joue la Volonté au niveau de la Pensée. Toutefois de quelle volonté s’agit-il ? De celle de la petite nature humaine qui pousse l’homme où bon lui semble et de manière incertaine, ou bien de la Volonté issue de l’esprit qui nous guide avec sagesse vers le but principal de notre vie.
Quand c’est la volonté inférieure qui prend le dessus chez une personne, surtout si elle l’a grandement développée, elle va se comporter aveuglément, avec acharnement pour satisfaire des désirs personnels (vouloir à tout prix acquérir tel bien, obtenir telle situation, jeter son dévolu sur telle personne…), sans se demander si cela lui convient réellement et fait partie de sa destinée, ni sans chercher à savoir si ça ne va pas fausser l’avenir d’autrui. La pensée étant une force créatrice puissante, si elle obtient satisfaction en agissant uniquement au niveau du mental, sa réussite pourra par la suite se montrer amère et de plus, il lui faudra porter remède à tout le déséquilibre qu’elle aura ainsi crée.
Par contre, la Volonté de l’esprit est celle qui nous amène tout d’abord à développer des valeurs spirituelles, comme une confiance lucide et une patience active. Ensuite, ce sont ces qualités qui nous permettent de mener à bien des projets nourris à la sagesse de l’esprit, qui s’avèreront dans le temps tout aussi bénéfiques pour nous que pour notre entourage.
S’en remettre à son esprit n’est donc pas une action laxiste. Cela demande de grands efforts de compréhension, d’humilité, de courage, de générosité… Seulement, comme ces efforts là s’avèrent productifs, ils allègent l’esprit et font naître en soi une joie saine et créatrice. Cela n’est en rien comparable avec le fait de se forcer à faire une chose allant à l’encontre de notre nature profonde et qui reste dans le domaine du mental.
Si l’humilité vraie, qui permet de s’estimer à sa juste valeur, ouvre grand les portes menant à notre être spirituel, l’orgueil, lui, les ferme toutes en nous maintenant à un niveau inférieur de notre nature humaine.
C’est alors que, non protégé par la force bienfaisante de notre esprit, faisant office d’éclaireur, le mental peut capter n’importe quel potentiel qui se présente ne nous concernant pas et n’importe quelle pensée négative qui circule dans le monde ou en provenance d’êtres des bas niveaux de l’astral.
Il est aussi fort utile de se souvenir (et plus particulièrement en formulant souhaits et prières) qu’en ce monde on peut se raccorder à deux « Lumières » correspondant à deux écoles de pensées : la Lumière christique qui mène l’humanité, sans ambiguïté, droit sur sa Voie évolutive et celle apportée par les Anges déchus lucifériens, qui, elle, prend des chemins détournés amenant l’homme à progresser à travers des leçons douloureuses. À leur niveau les désirs purement humains seront peut-être satisfaits, mais à quel prix !
Toutes prières et demandes orientées vers notre esprit doivent donc être clairement exprimées avec sagesse, en tenant compte de leurs répercutions sur soi et autrui, ainsi que de la direction que l’on souhaite leur voir prendre, ce qui est d’une importance extrême (par exemple : la Voie Christique, quand on cherche à s’accorder avec les Lois de la Création). Par Voie Christique il faut entendre une Voie universelle d’Évolution, une Voie de Vérité pour l’humanité entière, qui ne doit pas être limitée à une religion.
Lorsqu’on désire s’adresser à une personne et que dans le même quartier plusieurs portent le même nom, c’est tout de même vers celle qui nous intéresse que nous nous orientons et non vers n’importe quelle autre. Et bien pour le Divin, il en va de même. Il y a des plans divins et le Plan Divin, des dieux et Dieu (la Source Originelle), diverses lumières qui divulguent des connaissances et la Lumière christique qui diffuse la Connaissance... Et comme à cause de sa Puissance incommensurable le Plan Divin ne peut être accessible à l’homme, il est sage de s’en remettre au Plan Christique qui, par sa pureté d’intention et tout l’Amour et la Sagesse qui en émanent, nous en rapproche.
Chacun est grandement responsable de ses pensées, surtout des mauvaises, puisque toutes les personnes, et particulièrement les plus faibles, peuvent puiser à cette « source altérée » et en être fortement influencées, au point d’en arriver à commettre des actes répréhensibles. C’est là la raison principale des mésententes et malveillances menant aux guerres et atrocités en tous genres, tout comme aux maladies, épidémies et catastrophes multiples que subit la Terre.
Par contre en nous en remettant à la sagesse de notre esprit, nous nous constituons une barrière protectrice qui ne laissera filtrer que ce qui nous est profitable.
Cela n’épargne personne de faire preuve de vigilance et de discernement en toutes circonstances afin de parvenir à trier le bon grain de l’ivraie. Si le Bien est puissant, le mal cherche toujours à s’infiltrer par toutes sortes de moyens détournés et pervers pour gagner la partie.
Les anciens avaient coutume de dire « la nuit porte conseil » (le sommeil étant un moment de grande activité pour l’esprit et les corps subtils). Derrière cet adage se cache une des plus hautes Vérités. La confiance que de bonnes gens accordaient à ces paroles, était le sésame leur entrouvrant inconsciemment une première porte menant à leur nature la plus haute.
Aujourd’hui on ne peut plus se contenter d’une foi aveugle. C’est donc en pleine conscience que nous devons apprendre à ouvrir une à une les portes menant au plus haut de notre être pour en recevoir, en premier, les valeurs de l’esprit, celles qui nous permettront de construire un monde nouveau basé tout autant sur L’Amour que sur la Connaissance.
La Vie, la vraie, est prodigieuse. Grâce à la force qu’elle porte en elle, rien ne l’arrête, tout au plus peut-on la freiner quelque peu dans son accomplissement. La considérer sous cet aspect, c’est aussi s’imprégner de cette force extraordinaire pour grandir soi-même et en même temps servir le monde.
Michèle Schwarz
Tres vraie, mais tellement dure a l'appliquer.....
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